Horizon

Rédigé par Tautavel - 15 juin 2000

horizon

Le carré, unique, se démultiplie sur la surface, face et froide et jaune du creux du sel des pierres qui n'existent pas sans œil percé par ta dent, blanche. La fragmentation du tissu des sphères, verts, des morceaux de bois de plastique des arbres abattus vivants, la pullulation des bêtes, l'augmentation des yeux, des asticots vivants dans le fromage, les routes sont encombrées, se dispersent et dévoilent sur la plaque infinie jaune dans le ciel du sol un squelette de pus géant égorgé vivant par les os dans la casserole. Celui-ci a été élevé puis rejeté à l'infini à 10 mètres au-dessus de la plaque mais projette encore son ombre sur un territoire de sang et de pute du mec crevé par les fusils. Les spirales aussi qui se développent ainsi dans les rayons du centre de lumière voilée vers cet au-delà de lumière de conscience où l'être se perd à force de dissipation de brouillard sans rien enregistrer de son parcours à travers la surface de la terre par manque de magnétisme. Pute du con de ta mère ! Lave les taches sur le mur grand qui va loin dans la flotte bleue immergée par le ciel dans les gencives d'une fille amoureuse des yeux du bois. Le frottement vibratoire glauque des océans dans le sel créé dans le soleil à une époque où les singes ne s'étaient pas encore changés en hommes pour maîtriser la terre, gratte la tache venue de l'est emportée par le vent des plaines et par l'envol des croix de Jésus. Il y a bien longtemps que plus personne ne marche vers là-bas car la force qui attirait les pieds s'est évanouie pour laisser place à une terre aride où l'on crève de la soif du manque de l'eau dans l'estomac. Mais il reste encore dans le sable les visages des hommes changés en bois pour regagner leur place dans la galaxie des couches de sel. Damien va au supermarché et achète des oranges, il craque et déchire la peau du fruit cueilli et vendu pour la survie et pour sa vie car la vitamine contenue lui augmentera son potentiel de force. Le fruit entre dans la bouche où il sera broyé, une partie sera déjà digérée par la salive, le reste sera transmis à l'estomac par un mécanisme d'ingurgitation où la chimie estomacale s'occupera de tirer le jus vital, les restes seront rejetés par l'organisme et seront utiles à d'autres êtres vivants. La plaque recueille la merde et la dissimule sous ses couches de bois, c'est ainsi que la merde est niée et que les forces d'autrefois se sont évanouies pour enfouir les merdes ; il a fallu refouler la merde dans des flux de vase pour survivre à la boue qui a été aspirée par les cerveaux pour survivre à la puissance du monde. Et cet envol vers le lointain du bois que plus personne ne connaît plus n'est plus possible car tous les canaux de fuite ont été remblayés pour lisser la surface et nous faire parvenir à une utopique sagesse ultime des pierres, et il ne reste plus aujourd'hui qu'un petit monticule de terre molle à l'intérieur duquel pousse un arbre roux en bois. Le bois va conquérir les plages de l'Atlantique de façon à constituer un amas globulaire pour les jeunes filles. Et la musique cassera ses instruments à la crevasse.

Classé dans : Poèmes - Mots clés : aucun -

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